Ce n'est pas non plus quelqu'un qui, parce qu'il exprime des doutes sur la méthode et le contenu, parce qu'il dit sa lassitude d'être sollicité dans de telles conditions, peut être contourné pour prendre le skol à la hussarde.
C'est d'autant plus consternant quand la seule finalité est de dissoudre cette association pour en récupérer la trésorerie.

Il est possible que nous (*) nous soyons trompés et que le projet qui nous a été proposé réussisse là où nous avons échoué après six années d'efforts (de 2004 à 2010, et non pas 2006, comme nous avons pu le lire dans la presse).
Rien cependant ne justifiait qu'on procède à notre égard d'une façon bien éloignée du serment de loyauté si cher aux pratiquants du gouren.

Je pense précisément à ce passage :
« Hep trubarderez na taol fall ebet »,
et sa traduction littérale : « Sans traîtrise ni mauvais coup ».

À tous les responsables associatifs, je fais la recommandation suivante : sitôt qu'on vous a investis et même si vous avez une entière confiance en vos prédécesseurs, ne tardez pas à notifier à la préfecture la nouvelle liste de dirigeants.
C'est simple, et même s'il y a eu des omissions antérieures, il est très peu probable que quelqu'un soit inquiété, l'amende prévue pour défaut de déclaration n'étant dans la pratique jamais appliquée.
Si vous avez un numéro RNA (W+ 9 caractères), vous pouvez le faire en ligne ici.
Sinon, vous pouvez adresser un courrier postal en utilisant ce formulaire ou en rédigeant un PV faisant état de tous les éléments nécessaires.
Vous pouvez même vous rendre au greffe des associations. À Nantes en tout cas, le personnel est accueillant.

Quant à nous, il nous reste un profond sentiment d'amertume. Nous reviendrons peut-être un jour. Mais pas tout de suite.

(*) Nathalie et moi-même, Arnaud, ceux qui ont connu Skol Gouren Orvez savent qui nous sommes.